Tiebile Drame au sujet de la presidentielle de juillet «S’il n’y a pas d’alternance en 2018, ce pays va s’écrouler à nouveau»

«S’il n’y a pas d’alternance en 2018, ce pays va s’écrouler à nouveau»

Pour mieux cadrer le débat sur le terme «Alternance 2018 », une conférence débat a réuni, le samedi 14 avril 2018, les principales figures politiques qui prônent la rupture avec la gouvernance actuelle. A l’occasion, Tiébilé Dramé, président du Parena, a peint en noir le mandat en cours du chef de l’Etat, tout en mettant en garde le peuple contre la réélection du président de la République Ibrahima Boubacar Kéita.

A l’initiative de certains jeunes leaders d’associations, soucieux d’une alternance crédible lors du scrutin présidentiel de juillet, les hommes politiques qui militent pour l’alternance se sont retrouvés, le samedi 14 avril 2018, à la Maison de la presse afin de donner un contenu à l’alternance.

Plantant le décor, Etienne Fakaba Sissoko, l’un des organisateurs de cette conférence, a rappelé que le débat d’aujourd’hui n’a pas pour but de designer le porte-étendard de la Coalition ‘’Alternance 2018’’, mais d’échanger avec ceux qui prônent l’alternance. Car, le constat est que la situation globale du Mali est désastreuse. «Aujourd’hui, notre rôle en tant que jeunes leaders d’opinion ou citoyens, c’est de voir dans quelle mesure on peut sauver notre pays et l’aider à se relever. C’est l’objectif visé par cette conférence débat», a-t-il précisé.

Prenant la parole, Tiébilé Dramé a indiqué que le Mali a touché le fond ces dernières années. Aucun secteur, dit-il, n’a été épargné. Et pourtant, poursuivra-t-il, l’espoir était grand. «Les Maliens ont porté à la tête du Mali à 77% de voix un homme qui allait restaurer la sécurité, réconcilier les fils du pays. La terre entière était là le 19 septembre à Bamako. Tout le monde a cru à l’avènement d’une ère nouvelle. Le constat est là : c’est l’immense déception», a-t-il résumé le bilan d’IBK. Partant, il a estimé que la situation est grave. A l’en croire, le Mali est en feu. «Jamais le Nord n’a été aussi divisé qu’il l’est aujourd’hui. Il ne passe pas de semaine sans que le sang ne coule quelque part », a-t-il ajouté. Avant d’affirmer l’alternance s’impose au Mali. «Il faut qu’il y ait une alternance en 2018. S’il n’y a pas d’alternance, ce pays va s’écrouler à nouveau », a-t-il averti.

Il faut, ajoutera-t-il, un vrai changement de système pour que ce pays aille de l’avant. « L’alternance suppose une gouvernance vertueuse des affaires publiques», a-t-il affirmé.

Boubacar SIDIBE

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