Front social : Le sit-in des handicapés levé avec une lueur d’espoir

Formulées depuis le gouvernement d’ATT, les doléances des personnes en situation de handicap n’ont toujours pas connu un traitement heureux. Pour manifester leur impatience devant ce retard, ils ont tenu un sit-in le lundi dernier 15 octobre 2018 devant la primature.
Les personnes en situation de handicap ont pris d’assaut la devanture du chef du gouvernement. Il s’agit de handicapés physiques, visuels, auditifs, des bègues et des personnes de petite taille. L’ensemble est piloté par un comité scientifique qui lutte pour l’intérêt général. L’objectif de ce meeting est d’obtenir la prise en compte la convention que le Mali a ratifiée depuis 2007 au sujet des personnes en situation de handicap. Le vice-président du comité des diplômés aveugles sans emploi, Ibrahim Maïga a affirmé qu’il y a 4 points que le gouvernement n’a pas satisfaits. Le premier concerne le recrutement à titre exceptionnel. Cela demande le recrutement sans concours de 25 à 30 personnes dans la fonction publique chaque année. M. Maïga dira que ce point est resté lettre morte. La deuxième revendication porte sur la liste des 70 personnes et son élargissement à 300. Selon lui, 42 personnes sont toujours dans l’attente de leur recrutement. Le traitement de cette liste n’a pas été totalement favorable. En troisième lieu, il a parlé du financement des projets des handicapés sans diplôme. Et le dernier point touche à l’intégration des handicapés arabisants dans la fonction publique. Ce juriste de formation ajoutera qu’actuellement, il y a 604 handicapés sans emploi au Mali. Du point de vue de notre orateur du jour, de 2015 à maintenant, rien n’a bougé. Selon lui, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Burkina se sont inspirés du Mali, mais ils l’ont dépassé dans le traitement des personnes en situation de handicap. Pour sa part, le porte-parole du Comité scientifique, Sidi Mohamed Coulibaly a notifié qu’ils sont sortis pour une cause bien déterminée. Partant, il a martelé que le premier ministre n’étant pas encore remis de son voyage au centre du pays, a ordonné à son chef de la défense et de la sécurité de les recevoir. Si l’on en croit le porte-parole, le ministre du Travail et de la Fonction publique, chargé des relations avec les institutions, Diarra Rachy Talla avait refusé de signer le papier concernant les dites doléances pour un certain nombre de raisons. Citant son interlocuteur de la primature, il a affirmé que le premier ministre a fait savoir à Racky qu’aucune raison ne peut empêcher la satisfaction des revendications formulées. Aux dires de M. Coulibaly, le chef du gouvernement a dépêché une lettre à Racky Talla pour lui signifier la diligence de cette situation qui, selon lui, ne doit pas attendre. A l’en croire, Soumeylou Boubèye Maïga a promis de les rappeler dès que le papier de ces requête sera signé et envoyé par le ministre Talla. Rappelons que le Mali est le 20ème pays dans le monde et le 7ème africain à ratifier la convention. Le sit-in s’est levé sur une lueur d’espoir fondée sur l’engagement du premier ministre Maïga.
Bazoumana KANE

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