Front pour la Sauvegarde de la démocratie : Alassane Abba de la Codem recadré par Soumaïla Cissé

Le secrétaire général de la Convergence pour le développement du Mali, Alassane Abba, était à la conférence organisée par les barons de l’opposition. Cet allié retardataire de l’opposition a déjà raté son baptême du feu. Car son dérapage verbal n’a pas du tout échappé au chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé. Il a vite réagi aux propos de monsieur Abba qui faisait d’un revers de sa main table rase du Mali. C’était le jeudi 18 octobre 2018 à la faveur d’une conférence à la Maison de la presse.
La famille du Front pour la sauvegarde de la démocratie s’agrandit. Le secrétaire général de la Codem y a déposé sa valise pour mener la lutte avec les opposants. Avant de rejoindre le camp de l’opposition, le secrétaire général de la Codem ne semble pas avoir fait au préalable une analyse de la formation du Front. Bien avant la naissance de cette coalition, l’opposition s’était déjà unie pour mener le combat. Selon eux, il ne s’agit pas de la personne d’un homme politique, mais seulement du Mali. Donc la raison de tout ce défoulement, de tout ce combat acharné est la contestation de la réélection du président de la République, Ibrahima Boubacar Kéita. Ce, à la faveur de la présidentielle de juillet-août 2018. L’unique dessein de la lutte étant la Nation malienne, les ténors de l’opposition ne pourront pas accepter à l’endroit de celle-ci des propos de nihilisme. Invité au pupitre, le secrétaire général de la Codem a fait savoir le degré d’attachement d’IBK au pouvoir. De son point de vue, IBK ne quittera jamais le pouvoir jusqu’à la mort. A ses dires, IBK ne pouvait en aucune manière perdre la présidentielle de juillet avec la mascarade électorale. Le discours prenant une certaine vivacité, face au public, Alassane Abba a laissé entendre que le Mali a cessé d’exister depuis longtemps. Ce sont là les paroles, surtout le dernier point, qui ont mis le patron de l’opposition dans tous ses états. Malgré qu’il ait déjà parlé, Soumaïla Cissé a repris la parole dans le but de contester ces propos propres à porter atteinte au Mali dans son existence. « Ce que j’ai à vous dire, c’est de comprendre que le Mali existe et il existera après nous », a rectifié l’honorable Cissé, non moins chef de file de l’opposition. Avant d’exhorter les jeunes qui, selon lui, ont toujours répondu présent à l’appel pour réclamer le vote des Maliens. Il n’y a pas longtemps de cela, le patron de la Codem, Housseini Amion Guindo, avait menacé de quitter la majorité présidentielle si les législatives étaient reportées. A noter que si monsieur Abba est encore en bons termes avec les cadres de son parti, sa présence au Front est un signe avant-coureur de l’exécution de la décision de Poulo. Dans le cas contraire, il aurait fait défection à la Codem pour rejoindre l’opposition. En tout cas, ses propos n’ont pas été bien appréciés par le premier responsable de l’URD. Donc, « Avant de parler, il faut remuer sa langue 7 fois», dit la sagesse populaire.
Bazoumana KANE

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