Soumaïla Cissé : « Le projet de découpage du territoire est une bombe…»

Porté sur fonts baptismaux le 6 octobre 2018, le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie(FSD) a tenu son premier grand meeting. C’était le 28 octobre 2018 au palais de la culture Amadou Ampâté Ba.
Les responsables du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie sont toujours dans la logique de la contestation de la réélection d’IBK. C’est d’ailleurs même la raison de la naissance de cette coalition au sein de l’opposition. Presque toutes les grandes figures de l’opposition ont marqué la cérémonie de leur présence. « Non au régime de l’injustice et de l’arrogance, non au régime de la corruption, non à la partition du pays ni aujourd’hui, ni demain, IBK s’en fout des Maliens » sont entre autres les inscriptions qu’on pouvait lire sur les banderoles. A son entrée dans la salle en compagnie du porte- parole du CDR, Ras Bath, Soumaïla Cissé a été acclamé par une foule nombreuse qui a également fait vibrer la grande salle Bazoumana Sissoko où se tenait le meeting à la dimension d’un grand événement. La cérémonie a débuté par l’exécution de l’hymne national du Mali. Parlant du Manifeste du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie, le chargé de communication de l’URD, Nouhoum Togo est revenu sur ses objectifs. Il s’agit, selon lui, de la lutte contre le vol du vote des Maliens, la défense des valeurs démocratiques acquises au prix du sang en 1991. En outre, monsieur Togo a avancé le partage du pays qui, selon lui, se prépare à travers le découpage du territoire en perspective. Il a fait cas aussi de l’insécurité dans l’espace scolaire qui, de son point de vue, est devenue monnaie courante. A en croire Togo, le Front pour la Sauvegarde de la démocratie se donne aussi comme objectif de rendre la justice équitable pour tous les Maliens. A sa suite, Soumaïla Cissé a adressé les salutations à ses partisans et alliés pour leur fraternité et maléanité. D’entrée de jeu, il a condamné les actes barbares commis dans le cercle de Kolokani cette semaine. Partant, le patron de l’URD a fait savoir que cette grande mobilisation est la preuve de l’attachement au Mali. Pour lui, lorsqu’il s’agit du Mali, aucun sacrifice n’est de trop. « Les marches républicaines attestent la contestation de la présidentielle de juillet. Le régime est en train d’échouer dans son brouillon de programme. La seule mission des tenants du pouvoir est de préserver le trône. Rien ne va plus dans le pays. La panique inonde Koulouba et noie le reste du pays », a-t-il fulminé tout en se prononçant sur la grève des promoteurs d’établissements secondaires privés et le retard de l’orientation des admis au DEF. Le premier responsable du parti de la poignée de mains trouve que des centaines d’écoles sont fermées et 175 mille élèves sont restés à la maison au grand désespoir des parents. Il ajoutera que le trésor est vide comme le panier de la ménagère. Monsieur Cissé a interpelé les dirigeants actuels du pays et la communauté internationale que le projet de découpage du territoire est une bombe à fragmentation. De ce fait, il les invite à retenir les leçons de bon office diligentées par le président Buhari du Nigéria selon qui les Maliens ont besoin de rétablir la confiance. Avant de terminer, le candidat de l’URD a lancé un appel à tous les travailleurs du Mali de se joindre à la lutte enclenchée par le FSD. Avant de tenir à faire savoir qu’il faut agir, agir vite et agir maintenant. Plus que jamais révolté, Mohamed Ali Bathily notifiera que les interventions au cours des rassemblements ne servent à rien. Selon lui, il est temps de sortir de l’impolitesse de la cour constitutionnelle. A ses dires, il faut montrer une autre face à cette cour constitutionnelle pour qu’elle prenne en compte les recours de l’opposition. Dans l’allure de son intervention, il invitera les partisans du FSD à la désobéissance civile qui commencera par empêcher Ag Erlaf à aller au travail. De son point de vue, le 31 décembre prochain mettra fin au mandat des députés qui deviendront illégitimes. Me Bathily a conclu en disant qu’ IBK n’est pas un bon citoyen et qu’il est un montreur. A noter que depuis la proclamation des résultats du deuxième tour de la présidentielle au mois d’août 2018 jusqu’à la naissance du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie, le camp de l’opposition n’a jamais abandonné le combat un seul instant.
Bazoumana KANE

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