Immigration Irrégulière : Un danger pour les Maliens

Au Mali comme dans d’autres pays, l’immigration est de plus en plus pratiquée par les jeunes pour de nombreuses raisons. La majorité des raisons est de trouver du travail pour certains, pour d’autres, c’est d’avoir une vie plus meilleure. Mais pour se rendre à l’étranger, de nombreux jeunes partent par des voies illégales et c’est de cette manière que beaucoup perdent la vie. Plus de 3 100 migrants sont morts au cours de la traversée de la Méditerranée.

L’immigration irrégulière est le fait d’aller vivre, d’aller s’installer dans un autre pays sans papier. Elle est plus fréquente en Afrique surtout en Afrique de l’Ouest. Parmi les jeunes qui partent dans d’autres pays, les Maliens sont de plus en plus nombreux. Beaucoup de jeunes installés dans un autre pays sans papier est la preuve qu’ils y sont allés par voie illégale. En 2007, plus de 3 100 migrants sont morts en traversant la Méditerranée sur embarcations de fortune.
Depuis janvier 2018, plus de 1000 migrants sont décédés sur le chemin de l’ Italie en passant par la Libye et 1 987 personnes ont perdu la vie sur les différentes routes de migration sur la méditerranée.

Les causes
Il y a de nombreuses raisons qui poussent les jeunes à immigrer. Nous pouvons citer entre autres des raisons d’études et climatiques, des raisons tout à fait privées comme la volonté de vivre ailleurs, partir pour réaliser son propre projet, des raisons politiques et celles professionnelles. De nombreux jeunes partent à cause de la pauvreté et le chômage. Ils espèrent trouver mieux ailleurs. La plupart des jeunes n’avaient pas de destination fixe sous prétexte de quitter leurs pays seulement pour chercher ailleurs.
Bilaly Tamboura, un jeune malien nous a donné son témoignage en indiquant qu’il s’était rendu à l’étranger pour des raisons d’études car, dit-il, il voulait obtenir son Master à l’étranger.
De son côté, Drissa Diarra, un jeune malien installé en Espagne depuis 2007, nous a relaté qu’il est parti pour des raisons économiques. Partant il a précisé qu’étant dans une grande famille, il y a beaucoup de dépenses à faire. Drissa Diarra a déclaré qu’étant le cadet de la famille, il a voulu aidé son frère aîné qui est déjà en Espagne.

Les difficultés
Confronté à beaucoup de problèmes sur la route, certains meurent dans la méditerranée, d’autres font face à des dépenses aux frontières ou pour obtenir un cachet. Certains sont soit portés disparus ou sans nouvelle.
Bilaly Tamboura a témoigné qu’il a été confronté à d’énormes difficultés. Premièrement, il y avait des difficultés familiales car la famille était contre son départ à l’étranger mais plus tard elle a accepté. Ensuite, il y a eu des difficultés face aux coxer, des dépenses à faire. A titre d’exemple, Bilaly Tamboura nous a déclaré qu’il devrait payer 100 000 f de Cotonou à la frontière du Nigéria, mais par chance il a eu à payer 25 000f. Partant, il a indiqué qu’il devrait payer 10 000 F pour avoir un cachet sur son passeport, pour pouvoir traverser une frontière. Bilaly Tamboura a précisé qu’il a eu à exercer divers métiers (cordonnier, comptable) pour se nourrir.

Les conséquences
L’immigration irrégulière est de plus en plus pratiquée en Afrique. Auparavant, de nombreux jeunes revenaient au bercail tout joyeux. Ils reconstruisaient la maison de leurs familles, subvenaient à tous les besoins de la famille ; et de retour, beaucoup s’achetaient une voiture de luxe. Prenant exemple sur eux, beaucoup partent à l’étranger tout en ignorant les dangers sur la route. Avant, il y avait peu de jeunes qui partaient à l’étranger et il y avait moins de coxer.
De nos jours, la situation n’est pas la même qu’avant. Actuellement, de nombreux jeunes sont mobilisés à y aller alors qu’il y a beaucoup de dépenses à faire. A la frontière de chaque pays, il faut payer.
Drissa Diarra, un immigré en Espagne, nous a indiqué qu’actuellement il travaille en Espagne. Malgré que le voyage lui ait été bénéfique, il a indiqué que dans les jours à venir, il compte s’installer au Mali. Tout compte fait, il reviendra toujours dans son pays.
Après 4 ans à l’étranger, Bilaly Tamboura a décidé de revenir au Mali, mais par la voie légale, car il a fait face à beaucoup de difficultés. Il est revenu au Mali, en avril 2018 suite à son aventure dificile. Bilaly Tamboura est actuellement pisciculteur à Bamako.

Invitation des migrants
De retour au pays, nombreux sont ceux qui regrettent d’être allés, peu sont ceux qui réussissent.
Drissa Diarra, a indiqué qu’avant, la voie illégale était plus facile mais en ce moment ce n’est plus le cas. Alors, il a précisé que les jeunes doivent s’informer avant de se lancer sur la route pour aller à l’étranger. La voie pour aller en Italie, en Libye n’est plus bonne.
Bilaly Tamboura a lancé un appel à tous les jeunes à investir au Mali, à croire en leurs capacités.

De nombreux jeunes sont obsédés par l’envie d’aller vivre à l’extérieur mais la plupart d’entre eux n’ont pas d’argent pour payer les frais de transport, c’est ainsi que la plupart empruntent la voie illégale sur laquelle beaucoup perdent la vie en traversant la méditerranée.
C’est à cet effet que chaque jeune doit créer, investir dans son propre pays au lieu d’aller à l’aventure. Vu les dépenses faites sur la route, les difficultés auxquelles il faut faire face, la peur de réussir ou de perdre la vie en traversant la méditerranée, mieux vaut rester dans son pays. Il vaut mieux la somme exercer un métier ou de créer sa petite entreprise que de donner l’argent au coxer. Comme un adage le dit : « il y a une mauvaise personne, mais il n’y a pas de mauvais métier».
Habibatou DRA

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